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Sahara Ma Chérie

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Sahara Ma Chérie

Message par golfazur le Dim 20 Nov - 20:12

Sahara Ma Chérie
(El mimouni Abdelmalek)


TEMOIGNAGE
... 1975 .... Il est neuf heures,je cherche l''entrée de la ville, je traverse une legère ponte, le port est derrière moi; je passe devant une petite villa remarquable par une oeuvre representant une grosse theière , des verres, le tout dans un plateau, je m''aperçois que dakhla n''a rien d''une ville, c''est plutot un village, en construction basse, rarement une etage, a l''exception de quelques immeubles uniformes de deux ou trois etages. Je croise des policiers espagnols en uniformes et pistolet en ceinturon, personne ne s''interesse a personne. Cinq minutes après je me trouve dans le sable, de l''autre coté de la ville. Je rebrousse chemin et croise des militaires en tenues espagnoles, occupés a emballer leurs bagages. Je remarque qu''ils n''ont d''espagnols que les petits drapeaux cousus a leur treillis, ils sont plutot de type sud africains ou anglais, des noirs aussi mais en minoritè. Des jeeps et petits camions de type unimog prennent la direction du port. Je remarque un énorme navire blanc qui les absorbe au fur et a mesure qu''ils atteignenent le petit port. Puis , tout a coup, quelques avions militaires, de vieux monomoteurs survolent la ville a basse altitude en doublant leur bruit et en dansant par les ailes, en moi meme j''ai pensé au dernier soubressaut du mourant. Dix heures, plus une ame a dakhla, en apparence, sauf moi . L''histoire de christofe colomb et amerigo vespuzzi traversa ma mémoire, le temps d''une seconde. Je voyais dakhla pour la première fois, j''avais l''impression que je la cherchai depuis des decennies. En cette instant, la ville est totalement deserte, le gros navire blanc est deja loin dans le chenal qui le dirige vers l''atlantique . Quelques mouettes survolent le quartier et atterissent dans ce qui ressemble a un jardin public, un espace entouré d''un mur de cinquante centimètres de hauteur, delabré, un ou deux palmiers en etat d''agonie le meublent. Dix heures et quelques, je rencontre un enfant boiteux, mal en point, il parle l''arabe, puis un vieillard invalide que je salue et abondonne a son sort. Cinq minutes plus tard, un autre enfant, plus chetif que le premier, 6 ou 8 ans d''age. Je leur pose des questions sur leur famille, ils ignorent sa position ou la cachent. Ils racontent que depuis quelques jours des hommes armées, en landrover ont fait irruption dans la ville, obligeant les gens, hommes, femmes et enfants de monter dans les camions et ont disparus... ceux qui ont pu s''enfuir se sont cachés dans les dunes. Je remarque beaucoup de boutiques calcinées, des bistrots aussi, beaucoup de dégats dans les basses constructions, plus loin, un enclos de fil barbelé ... je demande aux gosses si c''est un lieu servant de marché aux betails, ils répondent que c''est la place où les militaires espagnols rassemblent les gens de dakhla et les y enferment du matin au soir, je me suis dit c''est peut etre le brieffing hebdomadaire de l''occupant !. Dakhla a maintenant ses trois premiers résidents, moi et les deux enfants ... vers le début de l''après, des gendarmes en tenues, la gendarmerie royale fait son apparition, puis, immédiatement après, une série de navires gris battant pavillon marocain sont en file dans le chenal , en direction du port. Dix sept heure, dakhla commence a vivre, les marocains ont pris possession de la terre de leurs ancetres. Ceux qui ont echappé aux commandos du polissario et a l''armée algerienne regagnent la ville. Une joie immense est perceptible sur leur visage. On remarque que des familles s''occupent a mettre en etat leur maison ou leur boutique . J''aborde une nuit calme et paisible, la musique fait son apparition ... mais la faim règne en maitre, pas de denrée alimentaire, ni limonade. Je penètre dans une boutique et achète cent pesetas de biscuits , cela me suffit. Dakhla semble deja dès le deuxième jour etre un chantier, les militaires marocains font également leur apparition . Tout let, les slogans des légionnaires aussi, une ceratine activité s''opère au niveau du port, tout le monde pechent le poisson. Sur la jetée du petit port longue de plusieurs centaines de mètres, on peut meme voir quantité de poissons assez gros (plus de cinq kilos)gambadant librement sous le pont.... Une semaine passe, la ville semble retrouver une grande partie de ses habitants, une activité commerciale aussi, des cigarettes, des draps et couvertures approvisionnés en hate a partir des iles canaries. On peut aussi commander un plat en boutique restaurant, deux oeufs a l''huile de table contre cinq dirhams. Puis les chalutiers marocains, avec leur filet plié sur le pont arrière arrivent en quantité, debarquant toutes sortes de produits non perissables, sauts en plastique, sandales, legumes, conserves, sucre, thé, chocolat, conserves, lait, absolument tout. Vingt jours sont passés, le melon, le pastèque, figues et meme viande et menthe ont fait leur apparition . Le desert devient paradis, jeux de cartes dans les cafés improvisés, musique arabe et berbère, des voitures immatriculés a l''interieur du pays aussi. L''administration fonctionne, on a meme traversé en véhicule l''immense desert entre laayoune et dakhla....................
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Re: Sahara Ma Chérie

Message par golfazur le Dim 20 Nov - 20:13

golfazur a écrit:Sahara Ma Chérie
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... 1975 .... Il est neuf heures,je cherche l''entrée de la ville, je traverse une legère ponte, le port est derrière moi; je passe devant une petite villa remarquable par une oeuvre representant une grosse theière , des verres, le tout dans un plateau, je m''aperçois que dakhla n''a rien d''une ville, c''est plutot un village, en construction basse, rarement une etage, a l''exception de quelques immeubles uniformes de deux ou trois etages. Je croise des policiers espagnols en uniformes et pistolet en ceinturon, personne ne s''interesse a personne. Cinq minutes après je me trouve dans le sable, de l''autre coté de la ville. Je rebrousse chemin et croise des militaires en tenues espagnoles, occupés a emballer leurs bagages. Je remarque qu''ils n''ont d''espagnols que les petits drapeaux cousus a leur treillis, ils sont plutot de type sud africains ou anglais, des noirs aussi mais en minoritè. Des jeeps et petits camions de type unimog prennent la direction du port. Je remarque un énorme navire blanc qui les absorbe au fur et a mesure qu''ils atteignenent le petit port. Puis , tout a coup, quelques avions militaires, de vieux monomoteurs survolent la ville a basse altitude en doublant leur bruit et en dansant par les ailes, en moi meme j''ai pensé au dernier soubressaut du mourant. Dix heures, plus une ame a dakhla, en apparence, sauf moi . L''histoire de christofe colomb et amerigo vespuzzi traversa ma mémoire, le temps d''une seconde. Je voyais dakhla pour la première fois, j''avais l''impression que je la cherchai depuis des decennies. En cette instant, la ville est totalement deserte, le gros navire blanc est deja loin dans le chenal qui le dirige vers l''atlantique . Quelques mouettes survolent le quartier et atterissent dans ce qui ressemble a un jardin public, un espace entouré d''un mur de cinquante centimètres de hauteur, delabré, un ou deux palmiers en etat d''agonie le meublent. Dix heures et quelques, je rencontre un enfant boiteux, mal en point, il parle l''arabe, puis un vieillard invalide que je salue et abondonne a son sort. Cinq minutes plus tard, un autre enfant, plus chetif que le premier, 6 ou 8 ans d''age. Je leur pose des questions sur leur famille, ils ignorent sa position ou la cachent. Ils racontent que depuis quelques jours des hommes armées, en landrover ont fait irruption dans la ville, obligeant les gens, hommes, femmes et enfants de monter dans les camions et ont disparus... ceux qui ont pu s''enfuir se sont cachés dans les dunes. Je remarque beaucoup de boutiques calcinées, des bistrots aussi, beaucoup de dégats dans les basses constructions, plus loin, un enclos de fil barbelé ... je demande aux gosses si c''est un lieu servant de marché aux betails, ils répondent que c''est la place où les militaires espagnols rassemblent les gens de dakhla et les y enferment du matin au soir, je me suis dit c''est peut etre le brieffing hebdomadaire de l''occupant !. Dakhla a maintenant ses trois premiers résidents, moi et les deux enfants ... vers le début de l''après, des gendarmes en tenues, la gendarmerie royale fait son apparition, puis, immédiatement après, une série de navires gris battant pavillon marocain sont en file dans le chenal , en direction du port. Dix sept heure, dakhla commence a vivre, les marocains ont pris possession de la terre de leurs ancetres. Ceux qui ont echappé aux commandos du polissario et a l''armée algerienne regagnent la ville. Une joie immense est perceptible sur leur visage. On remarque que des familles s''occupent a mettre en etat leur maison ou leur boutique . J''aborde une nuit calme et paisible, la musique fait son apparition ... mais la faim règne en maitre, pas de denrée alimentaire, ni limonade. Je penètre dans une boutique et achète cent pesetas de biscuits , cela me suffit. Dakhla semble deja dès le deuxième jour etre un chantier, les militaires marocains font également leur apparition . Tout let, les slogans des légionnaires aussi, une ceratine activité s''opère au niveau du port, tout le monde pechent le poisson. Sur la jetée du petit port longue de plusieurs centaines de mètres, on peut meme voir quantité de poissons assez gros (plus de cinq kilos)gambadant librement sous le pont.... Une semaine passe, la ville semble retrouver une grande partie de ses habitants, une activité commerciale aussi, des cigarettes, des draps et couvertures approvisionnés en hate a partir des iles canaries. On peut aussi commander un plat en boutique restaurant, deux oeufs a l''huile de table contre cinq dirhams. Puis les chalutiers marocains, avec leur filet plié sur le pont arrière arrivent en quantité, debarquant toutes sortes de produits non perissables, sauts en plastique, sandales, legumes, conserves, sucre, thé, chocolat, conserves, lait, absolument tout. Vingt jours sont passés, le melon, le pastèque, figues et meme viande et menthe ont fait leur apparition . Le desert devient paradis, jeux de cartes dans les cafés improvisés, musique arabe et berbère, des voitures immatriculés a l''interieur du pays aussi. L''administration fonctionne, on a meme traversé en véhicule l''immense desert entre laayoune et dakhla....................

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Re: Sahara Ma Chérie

Message par golfazur le Dim 20 Nov - 20:14

1982 ... Dakhla est devenu une petite casablanca avec des autocars tout confort, camions transporteurs et avions gros porteurs qui arrivent et partent au quotidien, des commerces , hotels et cafés, des jardins pubiques aussi et un publique citadin en chemise, veste et foukia du sud. Un peuple enfin serein après des decennies de colonisation espagnole.

LAAYOUNE MA CHERIE !
1976 .... Un gros village poussieureux, quelques kilomètres de pistes noircies par une presence ancienne d''un goudronnage artisanal, une vingtaine de voitures ou plutot de carcasses metalliques roulantes , absence totale de signaux de circulation .... on conduit une auto omme une charette .. pas de permis de conduire, pas de priorité, ... l''anarchie totale. Une presence militaire sure mais discrète , en treillis de combat.... beaucoup de landrovers et camions militaires ou semi-militaires transportant des vivres, des materiaux de construction .... pas de zone de repos ou de promenade .... D''immenses bazars croulant sous l''amoncellement de produits des iles espagnols , sans controle douanier. Des bazaristes a minorité polisarien, et, qui ne le cache pas, quelques uns sont meme fiers d''annoncer leur appartenance ! Chose bizarre, le Maroc ne jugule personne, laisse tout le monde s''exprimer a son aise .... et concentre ses efforts a defendre tout le monde contre l''attaque des mercenaires ..... Un instant l''histoire de l''Amerique voulant definir son pays, fortifier ses frontières, elimina des millions d''Indiens, heritant par la meme des territoires immenses, riches en cereales et animaux ..... rien n''a de valeur face a l''existence du pays ..... mais le Maroc, ce n''est pas l''Amerique, l''opinion des citoyens pour ou contre ne les classe pas en ami ou ennemi. Tout le monde se sent en fait serein, et en securité, les immigrés qui rentrent de leur fuite
devant les commndos de mercenaires, les marocains d''origine sahraoui et qui regagnent leur region, et meme les polisariens qui, pour une fois , se sentent libre d''exprimer leur opinion .
1980 .... Laayoune est sortie de la poussière, de l''ordre de l''informel, les gens sont plus citadins, plus souriants, les routes en nylon, les signaux de circulation, le permis retrouve son droit a l''existence. De belles tenues de policiers apparaissent en ville, a pied et en voiture. Le park automobile ressemble maintenant a de vrais véhicules, des dizaines de chantiers, de gros avions qui atterissent et decollent ..... c''est une petite casablanca ..... propre et bourgeoise ............ le génie Marocain s''installe pour faire renaitre cette ville et l''aligner sur celles de l''interieur
Dakhla, debut des années 1980
Dakhla commence deja a ressembler a un village moderne, il y a une administration, la sureté, des voyageurs, des cafés et un hotel operationnel. Des nomades ont été ramené en cité, avec leur tente, leur maigre troupeau , ou sans bétail. Des appartements neufs ont été mis a leur disposition, cependant, j''ai remarqué que la majorité de nos citoyens sahraouis optent pour la tente devant l''appartement et rare sont ceux qui y réside. J''ai egalement remarqué que d''autres se contentent d''y accrocher leur gandoura bleu. Coté islam et mosquée, les autorités ont mis sur pied un espace reservé a la prière et aux rites digne d''une mosquée a gadir ou marrakech, mais la encore nos amis, boudent l''eau pour se laver ....... alors des camions de sable propre ont été dechargé devant la mosquée pour servir a la place de l''eau.
............. 1985 ..........;; Dakhla est une belle ville, des cafés vités, des immeubles, une population plus bourgeoise, disparition des tentes, les routes et espaces verts , et nos sahraouis trouvent enfin refuge dans leur bel appartement
Mars 2005, le jour de la visite de sa majesté Mohammed6:
La petite ville de dakhla avec ses 50 000 habitants s''est transformée en capitale dessimistes ont été surpris par l''arrivée massive des gens, de toutes part, y compris de la mauritanie, des tribus de tout le sahara Marocain se sont deversées sur Dakhla, pour accueillir leur souverain, lui manifester leur amour, leur attachement, leur beiaa. Une preuve que les sahraouis , avec ou sans guerre, avaec ou sans pression, politisés ou non, ne reconnaissent que le roi du Maroc, comme leur unique souverain. Quelques uns ont dit .... je cite:
Le gouvernement et politiciens Marocains ont été surpris par l''arrivée massive des sahraouis qui veulent manifester leur amour au roi, ses sahraouis qui balaient les autorités, les ministres et la securité et crient de toute leur force ... vive notre roi... Des correspondants etrangers acquis a la cause du polisario et polisariens ont été surpris et ont été obligés de remettre leur document anti-marocain a une autre occasion où il leur sera possible d''improviser ... car ce jour a dakhla, le mensonge n''etait pas possible, le visuel etait trop evident... les youyous des femmes sahraouis et les drapeaux marocains qui couvrent toute la population ont choqué nos ennemis .... meme le service de securité et du protocole etait ebranlé ... Nos citoyens veulent absolument s''approcher du roi. L''histoire retiendra a jamais cet accueil tellement sincère et chaleureux


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Re: Sahara Ma Chérie

Message par poulpina le Mar 15 Oct - 18:06

golfazur a écrit:Sahara Ma Chérie
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... 1975 .... Il est neuf heures,je cherche l''entrée de la ville, je traverse une legère ponte, le port est derrière moi; je passe devant une petite villa remarquable par une oeuvre representant une grosse theière , des verres, le tout dans un plateau, je m''aperçois que dakhla n''a rien d''une ville, c''est plutot un village, en construction basse, rarement une etage, a l''exception de quelques immeubles uniformes de deux ou trois etages. Je croise des policiers espagnols en uniformes et pistolet en ceinturon, personne ne s''interesse a personne. Cinq minutes après je me trouve dans le sable, de l''autre coté de la ville. Je rebrousse chemin et croise des militaires en tenues espagnoles, occupés a emballer leurs bagages. Je remarque qu''ils n''ont d''espagnols que les petits drapeaux cousus a leur treillis, ils sont plutot de type sud africains ou anglais, des noirs aussi mais en minoritè. Des jeeps et petits camions de type unimog prennent la direction du port. Je remarque un énorme navire blanc qui les absorbe au fur et a mesure qu''ils atteignenent le petit port. Puis , tout a coup, quelques avions militaires, de vieux monomoteurs survolent la ville a basse altitude en doublant leur bruit et en dansant par les ailes, en moi meme j''ai pensé au dernier soubressaut du mourant. Dix heures, plus une ame a dakhla, en apparence, sauf moi . L''histoire de christofe colomb et amerigo vespuzzi traversa ma mémoire, le temps d''une seconde. Je voyais dakhla pour la première fois, j''avais l''impression que je la cherchai depuis des decennies. En cette instant, la ville est totalement deserte, le gros navire blanc est deja loin dans le chenal qui le dirige vers l''atlantique . Quelques mouettes survolent le quartier et atterissent dans ce qui ressemble a un jardin public, un espace entouré d''un mur de cinquante centimètres de hauteur, delabré, un ou deux palmiers en etat d''agonie le meublent. Dix heures et quelques, je rencontre un enfant boiteux, mal en point, il parle l''arabe, puis un vieillard invalide que je salue et abondonne a son sort. Cinq minutes plus tard, un autre enfant, plus chetif que le premier, 6 ou 8 ans d''age. Je leur pose des questions sur leur famille, ils ignorent sa position ou la cachent. Ils racontent que depuis quelques jours des hommes armées, en landrover ont fait irruption dans la ville, obligeant les gens, hommes, femmes et enfants de monter dans les camions et ont disparus... ceux qui ont pu s''enfuir se sont cachés dans les dunes. Je remarque beaucoup de boutiques calcinées, des bistrots aussi, beaucoup de dégats dans les basses constructions, plus loin, un enclos de fil barbelé ... je demande aux gosses si c''est un lieu servant de marché aux betails, ils répondent que c''est la place où les militaires espagnols rassemblent les gens de dakhla et les y enferment du matin au soir, je me suis dit c''est peut etre le brieffing hebdomadaire de l''occupant !. Dakhla a maintenant ses trois premiers résidents, moi et les deux enfants ... vers le début de l''après, des gendarmes en tenues, la gendarmerie royale fait son apparition, puis, immédiatement après, une série de navires gris battant pavillon marocain sont en file dans le chenal , en direction du port. Dix sept heure, dakhla commence a vivre, les marocains ont pris possession de la terre de leurs ancetres. Ceux qui ont echappé aux commandos du polissario et a l''armée algerienne regagnent la ville. Une joie immense est perceptible sur leur visage. On remarque que des familles s''occupent a mettre en etat leur maison ou leur boutique . J''aborde une nuit calme et paisible, la musique fait son apparition ... mais la faim règne en maitre, pas de denrée alimentaire, ni limonade. Je penètre dans une boutique et achète cent pesetas de biscuits , cela me suffit. Dakhla semble deja dès le deuxième jour etre un chantier, les militaires marocains font également leur apparition . Tout let, les slogans des légionnaires aussi, une ceratine activité s''opère au niveau du port, tout le monde pechent le poisson. Sur la jetée du petit port longue de plusieurs centaines de mètres, on peut meme voir quantité de poissons assez gros (plus de cinq kilos)gambadant librement sous le pont.... Une semaine passe, la ville semble retrouver une grande partie de ses habitants, une activité commerciale aussi, des cigarettes, des draps et couvertures approvisionnés en hate a partir des iles canaries. On peut aussi commander un plat en boutique restaurant, deux oeufs a l''huile de table contre cinq dirhams. Puis les chalutiers marocains, avec leur filet plié sur le pont arrière arrivent en quantité, debarquant toutes sortes de produits non perissables, sauts en plastique, sandales, legumes, conserves, sucre, thé, chocolat, conserves, lait, absolument tout. Vingt jours sont passés, le melon, le pastèque, figues et meme viande et menthe ont fait leur apparition . Le desert devient paradis, jeux de cartes dans les cafés improvisés, musique arabe et berbère, des voitures immatriculés a l''interieur du pays aussi. L''administration fonctionne, on a meme traversé en véhicule l''immense desert entre laayoune et dakhla....................
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