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Sur la piste des enfants esclaves

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Sur la piste des enfants esclaves

Message par kassim le Mer 25 Mai - 17:08

Sur la piste des enfants esclaves

Des trafiquants achètent des enfants au Bénin pour les revendre dans les plantations de cacao de Côte-d’Ivoire. Un commerce lucratif qu’un reporter a pu observer.
Nous sommes au XXIe siècle et le trafic d’enfants esclaves existe encore en Afrique. Les riches
plantations de cacao de Côte-d’Ivoire exercent une grande attraction sur les pays les plus pauvres
d’Afrique de l’Ouest, comme le montre cette histoire. Ce n’est qu’une histoire parmi beaucoup d’autres, celle d’un trafiquant qui se rend dans le village de Dehounta, au Bénin, et achète deux
enfants et un adolescent à leurs parents pour la modique somme de 50 euros. Les enfants ont dû
traverser en autobus trois pays du golfe de Guinée pour arriver en Côte-d’Ivoire. Leur vie, sur le
continent maudit, est aujourd’hui entre les mains des contremaîtres des plantations, comme celle de
milliers de leurs ancêtres, il y a deux cents ans, était entre les mains des négriers.
“Le bus est venu emmener les enfants en Côte-d’Ivoire.” La nouvelle s’est répandue comme une
traînée de poudre dans la ville de Bohicon, au Bénin. Elle est parvenue jusque dans les villages les plus
éloignés, jusque dans les cases au bord du fleuve Ouémé. Les hommes de l’autobus étaient de retour
dans les cabanes des faubourgs, entre les nuées de moustiques et les tas d’ordures. L’autobus
lui-même était discrètement garé dans un autre quartier de la ville, de l’autre côté de la voie ferrée.
Lassau, le chauffeur, attendait patiemment depuis deux jours le signal du départ. Ce serait cette nuit…
Demain au plus tard. Pour le moment, c’était au tour d’Augustin, le trafiquant d’enfants esclaves, de
travailler.
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Un enfant esclave coute 15 Euros au benin

Message par kassim le Mer 25 Mai - 17:10

Un enfant esclave coute 15 Euros au benin
(citation mimouni sur mimouniforumavie)
Bohicon est une ville de taille moyenne d’environ 150 000 habitants. C’est une étape obligée sur la
route qui relie Cotonou, la capitale économique, et le nord du Bénin. Entre l’Ouémé, à l’est, et la
frontière du Togo, à l’ouest, il y a des centaines, des milliers de villages condamnés à la misère la plus
absolue. Augustin se trouvait en ce moment dans l’un de ces villages, Dehounta. Une réunion avait été
organisée sous un arbre avec le conseil des anciens et les habitants qui avaient des enfants. Augustin
leur expliquait qu’il avait besoin d’enfants du village pour “travailler dans un projet de coopération
internationale en Côte-d’Ivoire”. Un euphémisme. En fait, il voulait acheter deux enfants et un
adolescent pour les envoyer dans les plantations de cacao ivoiriennes. Pour les deux plus petits, il
payait 10 000 francs CFA (15 euros), et un peu plus, 15 000 francs, pour le plus grand
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Re: Sur la piste des enfants esclaves

Message par kassim le Mer 25 Mai - 17:11

Le Bénin est l’un des pays les plus pauvres au monde, et l’une des conséquences de cette pauvreté est
le trafic d’enfants. A l’origine du problème se trouve la polygamie. A Dehounta, certains des hommes
les plus âgés ont cinq femmes, et cinq enfants en moyenne avec chacune. Lucien Houmenou a plus de
vingt enfants, qui s’efforcent de survivre au milieu de nulle part. Il a décidé d’en vendre un. “Je suis
d’accord pour te donner mon fils, mais il doit être de retour dans trois ans et ramener de l’argent à la
maison”, a-t-il dit à Augustin pendant la réunion. Emmanuel Houmenou n’est jamais allé à l’école. Il
donnait un coup de main à son père dans les champs de maïs et dans diverses autres tâches, et les
jours de marché à Kpokissa il aidait sa mère. Justine ne voulait pas l’envoyer en Côte-d’Ivoire, mais
son mari avait déjà les 10 000 francs dans sa poche et l’accord du conseil du village.
Augustin avait laissé la voiture dans un endroit discret à 2 kilomètres de Dehounta, parce que c’est
une chose d’être trafiquant et une autre, très différente, de traverser le village avec des enfants à la
vue de tous. A la fin de l’après-midi, Emmanuel, 12 ans, marchait pieds nus sur un sentier de sable
rouge avec un sac plastique à la main. Il n’avait dit au revoir à personne, pas même à ses parents
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Re: Sur la piste des enfants esclaves

Message par kassim le Mer 25 Mai - 17:12

Il
était suivi de Samuel Anedé, le plus grand, âgé de 16 ans. Fermant le cortège, à côté d’Augustin, se
trouvait le plus petit, un garçon de 10 ans nommé Joachim Nadja. Lui aussi allait pieds nus. La petite
troupe était escortée par deux jeunes hommes du village.
Augustin et les enfants ont mis trois longues heures pour arriver à Bohicon en suivant un chemin de
terre détrempé par une averse tombée dans l’après-midi. A la fin du mois de mai, ces tempêtes
annoncent l’arrivée de la saison des pluies ; dans quelques semaines, l’Ouémé débordera et tout sera
inondé. Il faisait nuit lorsqu’ils sont arrivés à Bohicon et il y avait un contrôle de police à l’entrée de la
ville. La voiture d’Augustin a franchi un barrage fait de piles de pneus et d’une barrière sans que
personne lui demande rien. Tout le monde dans le coin sait comment il gagne sa vie et, si on le
découvrait avec trois petits villageois sans papiers, il irait en prison. L’autobus est parti de Bohicon à
minuit. Il y avait 35 passagers au total, dont la plupart étaient des jeunes qui n’avaient qu’un maigre
bagage et pas de papiers d’identité ni d’argent. Ils allaient travailler pendant trois ans au moins dans
les plantations de café et de cacao ivoiriennes. L’un d’eux était accompagné de deux de ses enfants, et
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Re: Sur la piste des enfants esclaves

Message par kassim le Mer 25 Mai - 17:13

l’un de ses voisins lui avait confié son fils.
Les trois enfants amenés par Augustin étaient assis à l’avant du bus. Ils étaient silencieux, ignorant
l’avenir qui les attendait. Les contrôles de police étaient nombreux sur la route du Togo : j’en ai
compté jusqu’à neuf sur 200 kilomètres. Isidoro et Bertin, les convoyeurs, se relayaient pour
descendre et donner de l’argent aux gendarmes, entre 2 000 et 5 000 francs CFA, pour qu’ils nous
laissent passer.
L’autobus est arrivé à la frontière du Togo à 5 heures du matin. Les convoyeurs ont ouvert les portes,
et tout le monde a franchi à pied les cent mètres qui séparaient les deux contrôles de police. Peut-être
était-ce à cause de l’heure ou parce que personne ne s’intéresse au trafic d’enfants, mais ni la police
béninoise ni la police togolaise n’ont demandé les papiers à quiconque. Une heure plus tard, nous
étions à nouveau dans l’autobus. Une cinquantaine de kilomètres nous séparaient de Lomé, la capitale
du Togo, qui jouxte le Ghana. Il fallait être prêt à traverser la frontière à 7 heures du matin, heure à
laquelle les barrières s’ouvrent pour laisser passer ceux qui viennent du Togo.
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Re: Sur la piste des enfants esclaves

Message par kassim le Mer 25 Mai - 17:14

la suite ici:
http://www.projet-emmanuel.org/DocumentsLiens/ArticleCourrier.pdf
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Re: Sur la piste des enfants esclaves

Message par kassim le Mer 25 Mai - 17:15

kassim a écrit:la suite ici:
http://www.projet-emmanuel.org/DocumentsLiens/ArticleCourrier.pdf

http://guadeloupe-en-crise.over-blog.com/ext/http://www.projet-emmanuel.org/DocumentsLiens/ArticleCourrier.pdf
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Re: Sur la piste des enfants esclaves

Message par Admin le Mar 21 Aoû - 21:35

kassim a écrit:Sur la piste des enfants esclaves
Des trafiquants achètent des enfants au Bénin pour les revendre dans les plantations de
cacao de Côte-d’Ivoire. Un commerce lucratif qu’un reporter a pu observer.
Nous sommes au XXIe siècle et le trafic d’enfants esclaves existe encore en Afrique. Les riches
plantations de cacao de Côte-d’Ivoire exercent une grande attraction sur les pays les plus pauvres
d’Afrique de l’Ouest, comme le montre cette histoire. Ce n’est qu’une histoire parmi beaucoup
d’autres, celle d’un trafiquant qui se rend dans le village de Dehounta, au Bénin, et achète deux
enfants et un adolescent à leurs parents pour la modique somme de 50 euros. Les enfants ont dû
traverser en autobus trois pays du golfe de Guinée pour arriver en Côte-d’Ivoire. Leur vie, sur le
continent maudit, est aujourd’hui entre les mains des contremaîtres des plantations, comme celle de
milliers de leurs ancêtres, il y a deux cents ans, était entre les mains des négriers.
“Le bus est venu emmener les enfants en Côte-d’Ivoire.” La nouvelle s’est répandue comme une
traînée de poudre dans la ville de Bohicon, au Bénin. Elle est parvenue jusque dans les villages les plus
éloignés, jusque dans les cases au bord du fleuve Ouémé. Les hommes de l’autobus étaient de retour
dans les cabanes des faubourgs, entre les nuées de moustiques et les tas d’ordures. L’autobus
lui-même était discrètement garé dans un autre quartier de la ville, de l’autre côté de la voie ferrée.
Lassau, le chauffeur, attendait patiemment depuis deux jours le signal du départ. Ce serait cette nuit…
Demain au plus tard. Pour le moment, c’était au tour d’Augustin, le trafiquant d’enfants esclaves, de
travailler.

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Re: Sur la piste des enfants esclaves

Message par poulpina le Mer 14 Aoû - 14:38

citation
''
Bohicon est une ville de taille moyenne d’environ 150 000 habitants. C’est une étape obligée sur la route qui relie Cotonou, la capitale économique, et le nord du Bénin. Entre l’Ouémé, à l’est, et la frontière du Togo, à l’ouest, il y a des centaines, des milliers de villages condamnés à la misère la plus absolue. Augustin se trouvait en ce moment dans l’un de ces villages, Dehounta. Une réunion avait été organisée sous un arbre avec le conseil des anciens et les habitants qui avaient des enfants. Augustin leur expliquait qu’il avait besoin d’enfants du village pour “travailler dans un projet de coopération internationale en Côte-d’Ivoire”. Un euphémisme. En fait, il voulait acheter deux enfants et un adolescent pour les envoyer dans les plantations de cacao ivoiriennes. Pour les deux plus petits, il payait 10 000 francs CFA (15 euros), et un peu plus, 15 000 francs, pour le plus grand''

bravo pour se doc et merci
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Re: Sur la piste des enfants esclaves

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